mardi 6 août 2013

cannibale (anecdotique)




Éthologie 

Au chapitre VII, page 232, de ce livre, nous apprenons ceci/

A la fin du XX° siècle en Grande Bretagne, en une année, l’abatage animal par les humains a concerné 883 millions d'animaux non humains soit :

- 792 millions de poulets
- 35 millions de dindes
- 18 millions de canards
- 18,7 millions de moutons
- 16,3 millions de porcs
- 3 millions de bovins
- 1 million d'oies
- 10 000 cerfs
- 9 000 chèvres 













 

      Yaroslavl - Russie - juillet 2012 - Corneilles mantelées

 


Tous ces vivants sont, comme l'humain, des animaux vertébrés avec chacun sa spécificité:
- L'européen, le mouton, le porc, le bœuf, le cerf et la chèvre sont des mammifères.
- le poulet, le canard, la dinde et l'oie sont des oiseaux.

Tous les mammifères et tous les oiseaux ont un ancêtre commun d'il y a 312 millions d'années.  Nous sommes donc tous frères. Manger son frère, c'est être cannibale. Nous n'y pensons jamais. 

Quelle accusation terrible! 

Ce n'est pas une accusation mais la généralisation du livre sur l'Origine des Espèces de Charles Darwin. 

Elle est à mettre en parallèle avec la controverse entre la Papauté et Galilée en 1633 et son abjuration :

« Moi, Galiléo, fils de feu Vincenzio Galilei de Florence, âgé de soixante dix ans, ici traduit pour y être jugé, agenouillé devant les très éminents et révérés cardinaux inquisiteurs généraux contre toute hérésie dans la chrétienté, ayant devant les yeux et touchant de ma main les Saints Évangiles, jure que j'ai toujours tenu pour vrai, et tiens encore pour vrai, et avec l'aide de Dieu tiendrai pour vrai dans le futur, tout ce que la Sainte Église Catholique et Apostolique affirme, présente et enseigne. Cependant, alors que j'avais été condamné par injonction du Saint Office d'abandonner complètement la croyance fausse que le Soleil est au centre du monde et ne se déplace pas, et que la Terre n'est pas au centre du monde et se déplace, et de ne pas défendre ni enseigner cette doctrine erronée de quelque manière que ce soit, par oral ou par écrit; et après avoir été averti que cette doctrine n'est pas conforme à ce que disent les Saintes Écritures, j'ai écrit et publié un livre dans lequel je traite de cette doctrine condamnée et la présente par des arguments très pressants, sans la réfuter en aucune manière; ce pour quoi j'ai été tenu pour hautement suspect d'hérésie, pour avoir professé et cru que le Soleil est le centre du monde, et est sans mouvement, et que la Terre n'est pas le centre, et se meut. J'abjure et maudis d'un cœur sincère et d'une foi non feinte mes erreurs. [...]»



En 1633, pour la majorité des Européens, la Terre est le centre de l'Univers et Dieu en est le créateur. Il a envoyé son fils, Jésus, pour la rédemption des hommes du péché originel et ceux-ci l'on mis à mort sur une croix. Nous savons, en 2013, que la Terre n'est qu'un minuscule corps céleste aux milieux de trilliards de trilliards de trilliards d'étoiles. Donc ni Dieu le Père, ni son Jésus n'existent. Galilée avec Copernic et quelques savants étaient les seuls à soutenir l'existence du système solaire. Quasiment tous les Européens pensaient le contraire. Et même les tenants de la nouvelle connaissance ne souhaitaient pas une telle remise en question. Galilée n'est donc pas mort sur le bucher comme Giordano Bruno. 

Darwin ne fait que qu’agrandir cette brèche. Mais il reste croyant toute se vie et, de fait, se retrouve dans une position inconfortable où les connaissances nouvelles de son temps se heurtent à l'opinion de la majorité écrasante des gens.


Mais de même que le non géocentrisme de l'Univers aboutit à l’éviction de Dieu le Père, Jésus, son fils et le Saint Esprit, la théorie de l'évolution des espèces aboutit au constat que les humains - mais ils sont loin d'être les seuls puisqu'ils rejoignent tous les carnivores et omnivores - sont, au pied de la lettre, des cannibales.


Ce cannibalisme est normal: pour une espèce de vivant donnée, toutes les autres sont une ressource de vie. S'il pose problème aujourd'hui c'est que les humains - 7 milliards aujourd'hui et 9, demain - finiront par dévorer tous les autres animaux sans en laisser aucun et que l’industrialisation des mises à morts des autres animaux est de plus en plus cruelle. Appliquons nous ces méthodes et nous nous en rendons immédiatement compte. Mettre un homard vivant dans l'eau bouillante, c'est comme mettre un humain vivant dans la même casserole.


Les humains doivent cesser d'être carnivores.


On ne les mange ni ne les détruit: quel laisser-aller!











    

 
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