lundi 5 novembre 2012

progrès (à revoir)


Ne vivent que les vivants. Les morts n'existent que dans les paroles des vivants ou les éléments non vivants laissés par ceux-ci: livres ou constructions diverses et ce sont les vivants qui lisent les livres ou qui se servent des constructions laissés par les humains qui ont cessé de vivres.

Donc les seules choses qui comptent, ce sont la quête des ressources de vie et la quête de ressources de reproductions des vivants. Dès que l'un entre en contact avec un vivant c'est de cette manière qu'il faut poser le problème.

Y a-t-il un progrès? Non, il y a évolution. Dans ce mot, il y a d'un côté, la notion d'éternel retour. Tous les vivants humains, par exemple, sont constitués de 7 milliards de vivants entre zéro et +/- 100 ans et pas plus. Et chaque humain commence à zéro an et termine avec sa mort. Et entre la naissance et la mort il y a autant de stade d'éternel retour qu'il y a d'années de vie. Faisons l'hypothèse - fausse dans l'absolu - que tous les ( 108 / 80) milliards d'humains sont passé par leur trentième année. Dans ce cas, il y a eu (108/80) milliards de stade humain à 30 ans. Le progrès est du soit à l'évolution biologique (intime) de l'espèce humaine car en 150 000 le cerveau, entre autres, est devenu plus sophistiqué soit à l'évolution technologique ( externe). Dans ce dernier cas, les outils, les protections et tout ce que les humains font de leurs mains a progressé depuis les abris simplistes, les cavernes jusqu'aux immeubles de 1000 m, jusqu'aux satellites, jusqu'aux armes atomiques et bien d'autres réalités. Mais il s'agit d'un progrès externe.

En général, quand on parle de progrès, on ajoute à l'évolution biologique et l'évolution technologique, une évolution dite morale.Les humains ne cesseraient d'être meilleurs depuis leur apparition. Ce progrès moral est ambigu car en général on y ajoute l'idée que notre État ( la France pour les Français) est meilleur que la majorité des autres États. Et cela va plus loin puisque nous pensons aussi que la micro société à laquelle un humain appartient par sa famille et l'environnement immédiat de cette famille est meilleur que les autres. Le progrès moral n'est que l'affirmation d'un vivant à son droit aux ressources de vie qu'il acquiert au cours de son existence. Le SDF a droit à la pièce qu'on lui donne ou à la soupe et au lit qu'il trouve le soir. L'ouvrier et l'employé méritent le salaire qu'ils reçoivent à la fin du mois et jusqu'à l'ultime milliardaire qui a gagné naturellement les sommes qui paraissent astronomiques à un grand nombre d'humains.