Le jardinier, tous les ans, sème et récolte des radis, des carottes et beaucoup d'autres plantes. Puis il les consomme. Elles disparaissent pour réapparaître l'année suivante. Il a l'impression que toute sa vie, il a connu le même processus.
Les plantes sont soumises au mouvement de la Terre. En hiver, les plantes hibernent. En été, elles sont en quête de leurs ressources de vie et de reproduction. C'est la domestication des plantes par l'humain qui lui donnent l'impression que les plantes sont annuelles. S'il ne les consommait pas, seules les plantes annuelles auraient un cycle annuel.
Il en va de même des humains mais le cycle des animaux n'est pas lié au mouvement de la Terre. Grâce à son cerveau, il se déplace pour trouver ses ressources et il s'émancipe du mouvement de la Terre jusqu'à un certain degré. Il y a des zones très froides où il prend des mesures drastiques et modifie fortement son mode de vie. Il n'empêche. On a l'impression que les plantes et les animaux font partie de deux mondes différents. D'autant plus que l'humain étant devenu omniprésent par son nombre, 7 milliards d'humains, il a l'impression de dominer le nature. Cette domination est globale mais non individuelle. Si un jour, il n'y a plus que 100 000 humains comme au début des homos sapiens, il ne sera plus qu'une espèce parmi des millions.
Mais il y a une plus grande proximité entre les plantes et les animaux qu'on ne le dit car le cycle de vie est identique.
Deux cellules sexuelles femelle et mâle fusionnent en une seule. Celle-ci ne cesse de se diviser en base 2 de manière exponentielle et à chaque étape selon le plan inscrit dans son ADN et aboutit à la jeune pousse ou au petit d'animal. Elle prend alors son indépendance dans son environnement, recherche ses ressources de vie et ses ressources de reproduction, prend de l'âge d'abord positivement en devenant de plus en plus forte puis négativement en ne cessant de s'affaiblir pour un jour disparaître.
Chaque vivant considère son environnement comme lui appartenant: il vise l'infini et l'éternité.
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