dimanche 26 mai 2013

Chasseurs cueilleurs (anecdotique)




Sous la direction de Sophie A de Beaune

 Chasseurs cueilleurs - Comment vivaient nos ancêtres du Paléolithique supérieur



Éthologie

Le Paléolithique supérieur débute il y a 35 000 ans avant aujourd'hui. Il ne recouvre qu'une courte partie finale de la période des chasseurs cueilleurs.

La notion de chasseur cueilleur concerne le mode de production humain, une situation où la main est l'outil de base de toute activité de quête de ressources de vie, que ce soit à main nue ou que ce soit avec l'aide de pierres ou de bois transformés ou non. Ce mode de production concerne les hominidés apparus il y a 2,6 millions d'années. Il se termine avec l'apparition de l'agriculture sédentaire et la domestication des animaux et des végétaux il y a 11 000 ans. C'est alors le mode de production animal. 

Les trois caractéristiques du chasseur cueilleur:
- L'humain a deux mains qui lui servent d'outils et d'outils à fabriquer des outils. Il ne cesse d'en créer et de les améliorer.

- L'humain est sociable. En matière de ressources de reproduction, il vit en couple, monogamique ou polygamique, où existe une division des compétences en vue de l'élevage des enfants. La sociabilité concerne également la quête des ressources de vie. Il se crée une division fonctionnelle des compétences de chasse et une division hiérarchique: l'union fait la force mais il faut que le groupe agisse comme un seul homme. 

- Quand le groupe est uni, sa population augmente et quand il est désuni, elle diminue. 
Dans les faits, tout au long de cette époque le bilan évolue positivement et le cerveau passe de 600 à 1400 cm3 sous l'effet de l'amélioration de la main,  de l'invention du langage et de l'augmentation de la sociabilité.

Les difficultés pour décrire les chasseurs cueilleurs:
- Les traces archéologiques ne sont pas suffisantes pour présenter toutes les étapes de l'évolution technologique. Si l'on change de perspectives c'est à dire si l'on considère que l'humain est un animal d'une espèce particulière et non d'une nature différente des autres animaux et si l'on part du principe qu'il n'y a qu'une différence démographique entre les premiers humains et ceux de nos jours, ces déficits d'information deviennent secondaires.

- Tous les territoires où il a été en quête de ressources de vie et de ressources de reproduction ne sont pas connus. Sans anachronisme, il est possible de faire des emprunts à des situations qui paraissent analogiques sans confondre aujourd'hui et hier quelle que soit le continent étudié. Tous les Africains sont nos contemporains et aucun n'est le contemporain des chasseurs cueilleurs.

- Les coutumes du passé sont liées au mode de production de ce temps-là et à la démographie de ce temps-là. Le mode de production industriel produit les siennes depuis 3500 ans jusqu'à nos jours. Tous les vivants, quelque soit la date de leur apparition, vivent au présent. Plus prosaïquement, les humains ne sont ni plus ni moins superstitieux hier ou aujourd'hui. 

- Les animaux sociaux sont hiérarchisées. Chez les humains, les hiérarchies ne sont jamais éternelles car la sociabilité apporte tendanciellement plus que l'individualisme mais il existe des crises où une sociabilité peut être contre-productive. Chez l'humain, on peut parler de sociabilité armée comme on parle de paix armée car à chaque instant, il y a quête de ressources de vie et de ressources de reproduction.  En 2013, l'humain le plus riche possède 40 milliards de dollars et le plus pauvre en reçoit un par jour.


Conclusion.
L'humain n'a pas changé qualitativement depuis 3 millions d'années au moins. L'humain est animal parmi les animaux, un vivant parmi les vivants et un être de l'Univers dans l'Univers.


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